25 juillet 2024

TSHOPO KWETU

L'autre face de la Tshopo

TFC ou Mémoire, des réponses aux questions spécifiques mais moins considérées.

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J’ai observé, j’ai consulté des thèses doctorales, DES et travaux de fin d’études, j’ai entendu des théories qui constituent une thérapie pour mon pays, aujourd’hui j’ai du mal à accepter que mon pays n’arrive toujours pas à subir un changement majeur et positif.

Les problèmes restent les mêmes malgré la pertinence des sujets de nos travaux. Et chaque année, les étudiants reviennent sur les recherches allant dans le même sens mais ne sentez-vous pas, comme moi, que le seul changement qui s’opère c’est le nombre élevé en chômage ?

Un travail, une solution !

Chaque travail de fin d’études est une correction d’un problème de notre société. Kisangani, par exemple, qui a plus de dix établissements d’enseignement supérieur, avec diverses filières organisées ; à lui seul, par chacun de ces établissements, touche théoriquement tous les aléas de la République.

Avec l’UNIKIS, l’IFA Yangambi, l’IBTP, l’ISC, l’ISP…chaques année, tout problème du pays a provisoirement des scientifiques qui mènent des études sérieuses pour de solutions durables. Toutes ces institutions ne produisent pas moins de 5 000 travaux de fin d’études. C’est-à-dire même l’année académique 2021-2022, au moins 1000 problèmes de ce pays aurons des solutions provisoires, qui sont aussi parfois efficaces.

Pourquoi des travaux sans effets ?

C’est regrettable ! la majorité des étudiants n’accorde pas de valeur à ces travaux. C’est la première cause que je souligne. Déjà, si dès le départ, certains n’arrivent pas à formuler leurs propres sujets de recherche, dans la suite, quel résultat pouvons nous espérer ? Or, qui n’arrive pas à formuler son sujet de travail, n’a rien observé comme problème. Ce qui fait que certains s’appuient sur des ainés scientifiques, dits co-encadreurs, pour réaliser leurs monographies.

En deuxième lieu, les autorités ayant en charge la règlementation du secteur d’enseignement ont aussi leur part. Non seulement il existe des cours qui n’ont aucune raison valable d’être dispensé dans certaines filières, Par exemple, le cours de Comptabilité en Lettres et Civilisations Françaises, mais également, retenir les étudiants dans l’auditoire de 8h à 17h, cela du lundi au samedi, joue en défaveur de l’apprenant. Quand pourront-ils observer la société ? La nuit ? Et fatigués ?

Un autre souci se situe au niveau de l’encadrement de ces travaux. Les encadreurs, constatez avec moi que la plupart publient rarement ou quasiment plus, ces dernières années. Et le fait que certains deviennent Assistants grâce au système « les enfants d’abord », donc le népotisme, fait que nombreux d’entre eux ne sont plus scientifiques. D’où aborder certains sujets leur coûte le sexe des anges. Cependant les exceptions existent.

En fin, Il se fait que certains veulent lire les grands auteurs, oubliant que les étudiants traitent des problèmes locaux avec spécificité. Les problématiques posées, hypothèses postulées, les suggestions faites, sont approuvées par des scientifiques avérés. Aux gestionnaires des institutions sociales d’entrer en possession des travaux qui traitent spécifiquement leurs domaines. Les bonnes idées s’y trouvent.

Les étudiants finalistes devraient souvent se demander, en toute conscience, en quoi leurs travaux seront utiles à la société. Les TFC et Mémoires constituent une fortune que nous devons capitaliser à tout prix. Que les concernés y mettent du sérieux et le changement tant cherché ailleurs viendra de lui-même.

Gaston MUKENDI

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