25 juillet 2024

TSHOPO KWETU

L'autre face de la Tshopo

Et si Théoveul Lotika était une femme ?

T. LOTIKA

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Comme vous, j’assiste bouche bée à l’invalidation de Théoveul Lotika par la Cour Constitutionnelle. Attentif aux réactions des uns et des autres, ça sent l’inégalité dans le verdict. Depuis le mardi 12 mars 2024, une question me revient toujours : « Et si Théoveul Lotika était une femme ? » Je me la pose continuellement, non pas parce que son siège appartient désormais à une femme, mais parce que je suis homme.

L’injustice, quand c’est en défaveur de la femme, toutes les langues se délient ; quand c’est contre un homme, il y a panne d’inspiration. L’actuelle société accorde à la femme « une pré-victoire » dans chaque lutte, et surtout quand c’est opposé à un homme. Je suis un homme, je me sens dans une société misandre.

Inégalité pour promouvoir l’égalité des genres 

Il a existé un siècle de lumière, le 18; maintenant le 21e , c’est le siècle de la femme. Ici, émancipation ; là-bas, égalité de chance. Telle société recrute trois agents : deux femmes et un garçon. Pourquoi ? Partout, les candidatures féminines sont encouragées et, même dans des conférences, les questions des femmes bénéficient d’un privilège. Et quand on exclut les célibataires dans le recrutement, la première cible c’est l’homme. Femme, on peut tolérer. Pourquoi ? La vie est un combat, mais un combat en faveur de la femme.

Dans l’armée espagnole, les femmes bénéficient d’un traitement préférentiel. Ainsi, des soldats changent de genre pour augmenter leur salaire. Chez eux, comme chez nous, les droits des femmes se développent, pendant que les hommes voient leurs devoirs se multiplier. Et donc, à part être compétent, il faut aussi être femme ; n’est-ce pas ce qu’ils sont en train de nous montrer ? S’il n’y a pas de femmes, on ne finance pas. Triste réalité. Chez nous, pour s’adapter, c’est la tendance des « hommes genrés » qui fait surface. Ils défendent les femmes à longueur des journées. Peut-être qu’il y aura un jour des femmes genrées qui défendront Lotika ou encore le Prof Pandatimu.

Revaloriser la femme ne doit pas laisser place à la « discrimination positive ». L’égalité de chance, c’est le travail ou le mérite de chacun et non une faveur abusive. Soyons justes et vrais.

Gaston MUKENDI

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